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LA LISEUSE DE VILLAMAGNA

LA LISEUSE DE VILLAMAGNA

Littérature, Cinema, coups de gueule ou de coeur

Publié le par Gabriella
François BUSNEL
François BUSNEL – Emission littéraire le jeudi à 20h30 sur la 5 « La Grande Librairie »

Journaliste, éditorialiste ? François Busnel a plusieurs cordes à son arc. Il a vécu mille vies, visité l’Afrique, le Moyen-Orient. A été prof de philo aussi. Il n’a pas 45 ans et a écrit de nombreux reportages littéraires. Pour ce qui me concerne, il est celui qui me fait regarder sur la 5 « La Grande Librairie ». Je ne rate presque jamais cette soirée-là. Cet esthète est un passionné passionnant, il nous emmène dans ses lectures, nous fait rencontrer des écrivains que, sans lui, ne connaitrions pas. Ses interviews sont vives, pointues souvent autour de 4 invités. Les questions fusent et nous ravissent. Il n’a besoin d’aucune publicité. Il se suffit à lui-même. Il a réussi l’exploit d’ attirer mon attention lorsque le thème de l’émission était « le roman policier » moi qui n’aime pas ce style. La cerise sur le gâteau est la visite d’une librairie française. Son amour des livres nous atteint l’âme, son enthousiasme nous fait oublier notre quotidien. François es-tu le fils spirituel de Bernard Pivot ?

Delphine de Vigan est sa compagne. Ecrivain de talent, elle a de quoi le séduire. Un physique de sylphide, ils forment un joli couple. Elle écrit, lui la commente…. Le scandale causé par l’émission où il fait la publicité de son livre « Rien ne s’oppose à la nuit » ne vaut pas la polémique qui a émoustillé le monde de l’édition. Il a aimé le livre de la femme qu’il aime et l’a fait savoir. Moi aussi , soit dit en passant, je l’ai aimé ce livre.. Continuez François Busnel à nous entraîner avec ferveur dans votre sillage littéraire. Moi, je vous écoute et suis enchantée !

Publié le par Gabriella

AMOUR ET TURBULENCES - Film d'Alexandre Castagnetti - 2013

Je suis une inconditionnelle de Nicolas ! Ses yeux, sa bouche, ses gestes et SON arrogance. J'aimais déjà le père alors vous pensez bien qu avec ce fils qui lui ressemble tant, j'ai vite accroché. Il a ce regard qui vous déshabille de suite, langoureux et languissant (ouf). Je sais, ca marche si on est jolie, moi j'ai juste l'âge de plaire au papa.... Je l'adore quand même Nicolas ! Mais, non, je ne parle pas de Nicolas Sarkozy mais bien de Nicolas Bedos. Il est bien plus grand, plus beau et plus séducteur que notre ancien président.

C'est dire que je suis allée ventre à terre le voir au cinéma dans ce film alléchant où il donne la réplique à Ludivine Saignier. L'histoire est bien à la hauteur de nos espérances. Amour comme dans la vie, avec ses déceptions et rebondissements. Pas une minute d'ennui ou de baillements et toujours plein de fraîcheur. Ne comptez pas sur moi pour vous raconter la fin, ni le début d'ailleurs car ce film va et vient, on voyage du passé au présent et puis bougez-vous, allez au cinoche, l'histoire est belle........ même mon gamin de 20 ans l'a appréciée, alors.....

"Je préfère passer ma vie à avoir peur à ses côtés que d'être tranquille avec toi" - "Toutes celles qui étaient là avant étaient des brouillons pour arriver jusqu'à toi"

AMOUR ET TURBULENCES
Publié le par Gabriella

Qui voit pour la première fois Alexandre Jollien voit un handicapé. Qui pense handicapé en déduit « débile ». Or, lorsqu’ on l’écoute on constate qu’il est tout sauf un débite. Alexandre Jollien est philosophe, écrivain, libre penseur.

Il écrit dans son livre « Le métier d’homme » : « Le jugement est net, sans appel : voici un débile. Difficile de changer cette première impression…. Le dialogue est impossible car ce qui vient d’un débile est débile ainsi le cercle se ferme. ». Alexandre Jollien nous incite donc à revisiter complètement notre jugement sur l’être humain et nos échelles de valeur.

L’oxygène dont il a manqué à la naissance pour cause de cordon ombilical autour du cou fait qu’il ne ressemble pas aux autres. Physiquement…. Mais, s’il n’a pas une démarche, ni une élocution fluide, son intelligence est vive, stupéfiante de bon sens. Il cite de nombreux philosophes et ayant lui-même eu le temps et la possibilité de réfléchir sur la souffrance humaine, il nous fait profiter de ses raisonnements, de sa sagesse. Sa clairvoyance nous époustoufle.

« L’éloge de la faiblesse » est un livre sur l’acceptation de soi tel que nous sommes sans chercher à paraître (ou disparaître).

« Le métier d’homme » c’est la vie qu’il nous faut pour apprendre à affronter les peines avec légèreté. Alexandre Jollien nous apprend qu’en acceptant la souffrance, nous pouvons rester dans la joie. Il dit « Je suis souvent surpris des sourires sur les visages de personnes « simples » alors que dans la « vraie vie », les gens sont fermés. On serait étonné d’apprendre que tel aveugle vit sa cécité dans la joie. Selon la société, l’handicapé est forcément voué au malheur ».

Alexandre a construit sa vie avec amour. Une femme, 3 enfants, des livres…… Sa liberté c est de sourire encore et toujours.

Sa vie, il l’emploie à construire de la joie sur la douleur et le vide qui le submergent. Il ne veut pas tout maîtriser. Dans son «Traité sur l’abandon », il ne s’agit pas d’abandonner quelqu’un mais de se laisser vivre, lâcher-prise, dans l’abandon comme font les enfants.

Toute notre vie, on cherche l’amour inconditionnel. Commençons à le donner plutôt que de le chercher avidement.

Les livres d’Alexandre Jollien sont à lire et ils deviendront vite vos livres de chevet. A peine 100 pages à feuilleter et à relire avec volupté.

« Le tragique de l’existence rappelle qu’il faut célébrer les occasions de jubiler et de faire jubiler. Offrir la joie là où s’imposent la pitié et tristesse »

Ses livres (entre autres) : -Eloge de la faiblesse - Le métier d’homme - Le philosophe nu - Traité de l’abandon

DONNER UN SENS A SA VIE
Publié le par Gabriella

VENIR AU MONDE de Margaret MAZZANTINI – 2010- Chez Robert laffont

Vous ne le savez pas encore. Non, comment pourriez-vous savoir ? Lorsque j’ouvre un livre, lis quelques lignes et que je sens que je vais l’aimer, je le referme pour mieux savourer l’instant, le déguster, saliver avant d’engloutir les pages et je frémis à l’avance du plaisir que vont me procurer les pages.

C’est comme lorsqu’on s’approche de la personne aimée, on caresse sa peau, on connaît le plaisir qu’il va nous donner, de l’extase…Oui, lorsqu’un livre vous procure cet extase-là, c’est divin. Instant divinement parfait. Par-delà les nuages, on survole.

Et le livre de Margaret Mazzantini fait partie de ceux-là : « Venir au monde » en est le titre. Margaret est la bienheureuse épouse de Sergio. Oui, Castellito le beau, si bel acteur qui fait rêver. Margaret, quelle chance tu as…. Pourtant, tu ne souris jamais, enfin pas sur les photos lorsque tu poses aux côtés du père de tes enfants. Tous ces fans qui t’envient, pourquoi ce visage figé, sombre ?

Mais, passons à l’histoire. Il semble, au début du récit, que c’est une histoire de retour dans le temps. La narratrice, Gemma, a perdu son grand amour il y a plus de 15 ans dans ce Sarajevo en guerre. Froid, neige, sang, bombe, alcool, elle raconte l’énorme amour rencontré il y a longtemps. Un amour fusionnel que l ’on n’attend pas. On ne peut pas s’y attendre à un amour pareil surtout lorsqu’on prépare son mariage avec un autre. L’héroïne sait bien qu’elle n’aime pas l’homme qu’elle s’apprête à épouser à Rome : »Pourquoi était-il si pressé de se laver après l’amour, de chasser de sa queue les humeurs de mon corps ? ». Alors qu’elle n est plus très jeune, pas très jolie, Diego fou amoureux , la rejoindra à Rome. Une vie dingue ! « Nous formions un couple improbable sur lequel personne ne miserait un centime… condamnés à vivre quelques mois sublimes puis à se défaire comme ses boucles quand il pleuvait. Nous étions tellement différents…. Et pourtant, les mois s’écoulaient et nous marchions main dans la main, nos corps dormaient l’un contre l’autre sans se gêner, pareils à deux fœtus dans le même utérus. ».

Et puis, très vite on comprend que l’histoire n’est pas là où l’on s’y attend. Amour,vie, guerre mais surtout stérilité. On voit qu’on est prêt à tout pour l’avoir cet enfant tant désiré, le bonheur ne dépend que du bébé, de ces règles mensuelles qui font tant pleurer. Parcours du combattant ! Mères porteuses, adoption, fiv, on évoque la douleur d’une femme qui ne peut donner la vie. Tout devient triste, Gemma maigrit, Gemma ne sait plus qui elle est et pourtant l’amour résiste tellement il est fort . Diego, même après sa mort, lui donnera encore des preuves d’amour et pas seulement grâce à ce fils Pietro.

L’histoire ne s’étiole pas, elle nous fait palpiter jusqu’au dernier mot. Margaret Mazzantini dit que la vie est combat et que parfois on arrive à être heureux, malgré tout…

le couple mazzantini-Castellito

le couple mazzantini-Castellito

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