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LA LISEUSE DE VILLAMAGNA

LA LISEUSE DE VILLAMAGNA

Littérature, Cinema, coups de gueule ou de coeur

Publié le par Gabriella
La loi du marché ou le prix d'une vie !

Jusqu’où peut-on aller sans perdre sa dignité dans une société qui semble bien malade ?

Le monde du travail, aujourd'hui, nous demande d’accepter des situations absurdes, bien souvent contraires à nos convictions. Bien que Laurence Parisot, ancienne présidente du Medef, qualifie ce film de « caricature », il retrace trop bien notre malheureuse époque de soi-disant crise…Mais elle et nous ne vivons pas les mêmes réalités. Avons-nous seulement les mêmes valeurs ? Alors de quoi est-il question ? Calculer au centime près lorsque nous faisons nos courses ? Accepter de se faire humilier chez Pôle Emploi avec des questionnaires qui ne mènent nulle part ? Quelle est la réalité de nos gouvernants lorsqu'ils acceptent que nos entreprises quittent le sol français pour gonfler leurs bénéfices vers d’autres horizons, nous laissant pantelants et exsangues….

C’est ce que nous montre le film « La loi du marché » de Stéphane Brizé. Avec un Vincent Lindon magistral qui a mérité son prix d’interprétation au Festival de Cannes . La caméra est lente, aussi lente que la vie du protagoniste qui se déroule sans grand enthousiasme, tant la lutte quotidienne pour survivre est présente. Toute joie est presque impossible. Lorsque manque l’argent, l’insouciance s’enfuit et fait place à l’angoisse du lendemain, la tristesse, une certaine résignation qui entraîne la dépression. Exit les sourires. Dans ce film (qui a été inspiré du documentaire "Lundi CDI"), tout est flou autour de Lindon. Ames sensibles s’abstenir, laissez votre coeur à la porte, ce film reflète l’âpreté de notre système actuel….

Thierry, surveillant dans un hypermarché, après 18 mois de chômage est témoin de multiples situations délétères. Toutes construites autour du profit qui ne rime pas avec humain. Il va ainsi jusqu’au bout de « son possible ». Nous sombrons, nous-mêmes spectateurs impuissants, dans l’incompréhension car il semble que cette société tente de nous éloigner de l’essentiel. Le travail n’est plus une raison de vivre, un but en soi enrichissant mais, devient source de burn-out, de harcèlement et de dépréciation, poussant quelquefois au suicide.... Doit-on accepter de baisser les bras et se résigner ? Jusqu'où peut-on laisser partir un tel système à la dérive ?

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Philippe 02/08/2017 23:17

J'ai aussi beaucoup apprécié ce film dans la dénonciation du broyage des individus dans le temple de la société de consommation ... même si je l'ai vécu comme pessimiste ...
J'ai donc lu encore une fois ton commentaire sincère avec intérêt ... cependant (je suis né un oui/mais) la notion de "système" ne me paraît assez précise pour permettre de s'y opposer, de l'enrayer, etc ... Je préférerai parler de capitalisme, de libéralisme effréné, d'exploitation des individus ... Bonne suite à ce blog !

Fanny 06/07/2015 20:37

Du néoréalisme Français ( pas que francais...)
Bel article!

robin 06/07/2015 17:53

Cette situation est tellement d'actualité. Mais ne date pas d'hier.. Pas facile d'échapper a cette dur réalité.

Gabriella 06/07/2015 18:07

En effet sauf que ca s aggrave, il faut vraiment se battre pour garder la tête hors de l eau et le gouvernement nous enfonce

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